La traversée d’Antigua à La Guadeloupe fut sportive : 19 heures de navigation, vent force 4/5, houle de 4 m, un ris sur le génois et un ris sur la grande voile. Prendre un ris veut dire réduire la voilure. Nous nous relayons toujours à la barre car notre pilote automatique ne fonctionne pas. A la barre, il faut jongler entre la gite, le faseillement des voiles et la houle. Pas toujours évidement, je peux vous le dire ! Au loin, nous apercevons un bateau qui se trouve sur notre trajectoire : c est un chalutier. Difficile de dire s il avance ou non. Fabien décide de ne pas virer de bord et passer devant lui. Tous les membres de l’équipage du chalutier sortent sur le pont, plusieurs coups de klaxon et on nous parle en anglais à la VHF (radio de bord) et bien sure on ne comprend rien. TAO file et ouf on est passé !!!!!
Naviguer de nuit est agréable jusqu’ à ce que quelque chose vienne troubler notre route comme par exemple des feux. Il est difficile d estimer si les feux qu’on aperçoit sont proche ou lointain. Nous passons vers 1 heure de matin entre la pointe des Châteaux et La Désirade. Il y a des lumières mais on ne comprend pas ce qu elles indiquent : rien sur notre radar et rien sur Maxsea (notre logiciel de navigation). D apres les cartes, nous n avons rien n a craindre alors tant pis, on continue et ouf…..nous n avons rien croisée de particulier. Durant la nav, nous essayons de dormir pour se relayer à la barre. Nous n’avons pas encore instauré de quart mais on se repose comme on peut. Pour moi, c est la première fois que j arrive à dormir dans ma cabine en pleine nav. Vincent est resté à veiller « que tout se passe bien » en scrutant l’horizon et en se tenant fermement à des boots (cordes). Nous arrivons enfin au lagon de Saint François à 3 heures du matin et on est bien tous fatiguée ! Le lendemain, Fabien et Vincent s’envolent pour la métropole pour les fêtes de noël.
Durant ces 15 jours, nous ne faisons RIEN !!!! Ah que cela fait du bien car contrairement à ce qu on pourrait croire on n’arrête pas une minute lorsqu’ on navigue. Non non ne rigolez pas, je vous assure que la voile et ben ça crève.
Nous déposons nos vélos à terre, à la marina de St François. C’est vraiment bien de pouvoir se déplacer à vélo mais ça ne va pas durer car…on nous a volé nos vélos le jour du réveillon de noël. Merci père noël ! Nous avions accroché les vélos à un arbre et ils ont coupé l’arbre. Je suis dégoutée. C est la première fois qu’on se fait voler depuis le début de notre voyage. Alors, il faut arrêter de nous demander si l’Amérique du sud est dangereuse car c est en France que ça craint !!!!!
Fabienne et Patrick, des amis rencontrés en Martinique, sont venus réveillonner avec nous sur TAO. Nous pensons très fort à nos famille et nos amis qui sont en ce moment sous la neige (ou la grisaille) pendant que nous, nous réveillonnons dans le lagon où Antoine vient souvent mouiller avec son voilier.
Joyeux noel à tous et bonne année 2008 !